Göppingen 2011

Voyage virtuel

Je m'appelle CBSC_1955 et j'ai le pouvoir de lévitation. Je me glisse à l'intérieur de la puce des téléphones portables et je peux ainsi voyager par procuration lorsque je suis dans l'impossibilité de me déplacer physiquement. Par ce moyen, j'ai pû être auprès de tous les choristes par la pensée et par le coeur, loin des soucis qui m'ont retenue.

Mercredi 2 Juin 2011, le grand jour est arrivé!

Depuis plusieurs jours, nous ne parlions que de ça et nous y voilà!
Les bagages sont embarqués et chacun prend sa place dans le bus.
Moi, je suis blottie au fond d'une poche.

Jean, le sourcil froncé et la moustache frémissante, compte ses ouailles.... Ouf, tout le monde est là!

 

Le bus démarre; ceux qui sortent du travail reprennent leur souffle et pour d'autres c'est parti pour 17H de
"causette non-stop".
La nuit est longue et dans un demi-sommeil embrumé,quelques fous rires étouffés, quelques papiers froissés parviennent jusqu'à moi....
De temps en temps, je sens que la poche se déplace et se glisse furtivement vers le fond du bus à la recherche d'une place plus spacieuse.

La halte petit-déjeuner vers Chalons-en-Champagne est la bienvenue. Il y a encore de la route à faire.......
Enfin, vers 14H, nos amis allemands nous accueillent chaleureusement, nous sommes heureux de les revoir.

    

Une petite collation nous est offerte (premiers bretzels: une découverte pour certains) et nous en profitons pour faire la connaissance de nos hôtes, chez lesquels nous espérons passer une nuit réparatrice car le programme du lendemain est chargé.

Vendredi 4 Juin 2011: Journée tourisme

Réception officielle à la mairie

Tiens des bretzels et plus si affinités! N'oublions pas que nous venons de déjeuner chez nos hôtes; mais rien ne nous arrête,
Les copines ont l'air bien reposé, moi je repose toujours bien au chaud au fond de ma poche en compagnie d'un petit mouchoir.
Quelle délicatesse, ce n'est pas un vulgaire mouchoir en papier, mais un délicat tissu doux et soyeux.


    
Le bourgmestre, invité pour la Fête de la Rosière est à Pessac; nous sommes donc accueillis par son adjoint.
Jean peaufine son discours: il parle parfaitement la langue de Goethe, mais quelques petits problèmes de phonétique lui impose révision et concentration. Et puis quelques efforts sont nécessaires pour mériter les petits cadeaux de Bienvenue.

   

Musée Mercedes à Stuttgart

L'architecture du musée est novatrice, et ses 16000m2 d'exposition nous racontent 120 ans d'histoire et d'innovations automobile sur 9 étages.
Grandiose et intéressant.

  

Le choix est difficile devant tant d'ingéniosité mécanique et de design original et novateur: A l'unanimité, voici le bus pour notre prochain déplacement et la prochaine voiture d'Olivier.

Moi, je préférais la grise métallisée, mais je n'ai pas pu participer au vote à main levée

    

Prestige, luxe, puissance et confort impressionnent fort nos mouettes qui prennent la pause, telles des strarlettes du mondial de l'automobile.


Le timing est serré, vite au restaurant.

      

Sympathique repas, en terrasse pour certains avec vue sur le vignoble, à l'intérieur pour les plus respectueux de leur organe vocal (car attention, demain il faut chanter et certaine présente déjà un aphonie très prononcée).

Une carte au menu imprononcable pour moi, tant pis, je choisis au hazard !

A la santé de tous les absents! 

  

Tiens c'est gentil, ils pensent à nous tous les absents. J'en ai la larme à l'oeil. Cela fait plaisir!

Malgré tout, chacun y trouve son compte et rassasiés nous entreprenons l'ascension du mont Rotenberg. En guise d'ascension, il s'agit des 150 derniers mètres, le bus ayant fait le travail le plus important.

   

Au sommet du mont, se dresse la chapelle funéraire érigée en hommage à la grande duchesse russe Catherine Powlovna, épouse du roi Guillaume I, décédée prématurément en 1819. Ce monument du classicisme souabbe a été construit entre 1820 et 1824. La reine y fut inhumée le 5 juin 1824. Le roi Guillaume repose avec son épouse dans un sarcophage commun en marbre depuis le 30 juin 1864.

"Die liebe Höret nimmerauf"    "L'amour ne meurt jamais"
Cette inscription qui figure sur le fronton du monument provoque chez une de nos mouettes, des réactions un peu bizarre, mais le point de vue s'y prête effectivement. J'ai pu en profiter car de temps en temps, je sors de la poche..

  

Après le restaurant, repas convivial du soir

Détente et bonne humeur sont de rigueur et nous savourons le plaisir d'être tous ensembles

  

Moi j'ai faim, je n'ai pas mangé à midi. Est ce que quelqu'un m'entend ?

Oui, c'est bon, on y va !

  

Samedi 5 Juin 2011: Jour fatidique!

Après une matinée libre ou chacun flane à sa guise, nous attaquons la répétition avec un peu d'angoisse, la seule avant le concert.
Il faut retrouver sérieux et concentration.

 
Comme des pros, nous accordons nos violons avec les musiciens et nous sommes plutôt satisfaits du résultat.


Tiens quelle est cette vibration au fond de la poche!
 Ce n'est que moi, enfin mon double corporel qui se manifeste depuis là-bas.
Il doit être en train de s'impatienter et vient aux nouvelles.

Les heures défilent, nous enfilons nos tenues de gala et à 20Heures: Entrée en scène.

  

Le concert est l'aboutissement de nombreuses répétitions et de beaucoup de travail aussi bien pour nous, que pour nos amis du Kammerorchester.
Nous sommes tous très concentrés, Olivier nous regarde, nous dit "d'éclairer", moment d'émotion chez quelques soprani et la magie du chant nous emporte.

 
Des hauts, des bas, rattrapage sur un fil, soudées, concentrées  .......  c'est déjà fini.
Les applaudissements crépitent, les chefs paraissent satisfaits, la pression retombe,   nous aurions aimé que cela dure un peu plus.

  
Le temps d'échanger nos impressions, de discuter un peu, et c'est la dernière nuit chez nos hôtes.
  

Il faut déjà repartir en nous promettant de nous revoir dans 8 mois. Cela va venir vite, juste le temps d'apprendre la Missa Brevis KV192 de Mozart que nous interpréterons ensemble fin Mars 2012. 

Le coffre du bus se remplit, il yen aura au retour autant qu'à l'aller.

      

Regardez comme il est ému, c'est la 1ère fois qu'il reçoit des fleurs dans un bus!


Les témoignages d'amitié que j'ai reçus pendant ces quelques jours valent bien un voyage.
Il y en aura d'autres et j'en serai physiquement, je l'espère; car à voir l'enthousiasme de ceux qui en revenaient, j'en déduis que ce fut une réussite!
Merci à tous ceux qui m'avaient ammenée dans un petit coin de leur c(h)oeur!


  
   
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