Technique vocale


Vocabulaire Technique Voyelles et Consonnes
Discipline Origine de la musique Notation musicale




VOCABULAIRE

 La voix est produite par la mise en vibration des cordes vocales du larynx sous l'effet de l'expiration du souffle venu des poumons; l'intensité de la voix dépend de la masse d'air expirée, donc de la capacité pulmonaire. Le timbre de la voix dépend, lui, de la morphologie de la caisse de résonance formée par les poumons, les cavités pharyngienne et buccale et les fosses nasales, qui varie selon la hauteur du son émis, la nature de la voyelle prononcée ou le point d'articulation de la syllabe.

On distingue en gros, six voix fondamentales, réparties en voix aiguës, moyennes et graves. Les voix d'hommes sont, d'autre part, plus graves, environ d'une octave, que les voix de femmes. En partant de la voix la plus grave, on distingue la basse, puis le baryton et le ténor; chez les femmes, le contralto, le mezzo-soprano et le soprano. Les hautes-contre ou contre-ténors , sont des voix aiguës mais masculines.

 Enfin selon le caractère propre de la voix, on distingue encore la voix de grand caractère, très puissante, de demi-caractère, plus souple et moins puissante, et la voix légère, propre aux exercices de virtuosité vocale.
 La voix de poitrine, voix naturelle résonnant dans la poitrine est plus grave que la voix de tête , dite aussi de fausset, qui résonne dans la face.
 La tessiture est l'ensemble des sons qui conviennent le mieux à une voix. La tessiture d'une voix n'en implique pas le caractère; un soprano peut, tout en conservant son timbre spécifique, descendre dans les notes graves d'un alto.

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TECHNIQUE

 La phonation est la production des sons qui constituent les cris des animaux et le langage articulé de l'homme. Le son n'est pas seulement produit par la vibration de l'air passant par un orifice étroit, mais aussi et surtout par les vibrations des bords de la glotte. Le larynx peut se comparer à un tuyau à anche membraneuse. La corde vocale supérieure, élastique, n'a qu'un rôle accessoire. La corde vocale inférieure, formée essentiellement du muscle thyro-aryténoïdien , vibre en se tendant par contraction. Les ventricules du larynx donne plus de liberté à ce muscle et jouent un rôle de caisse de renforcement. Le son produit par la glotte est renforcé par les vibrations du canal aérien , sous et sus-laryngé, entraînant des mouvements du larynx. L'émission des sons aigus fait monter le larynx; l'émission des sons graves l'abaisse. les parois de la trachée, l'ensemble de l'appareil nasal (fosses nasales, cartilage du nez), les sinus de la face, les bronches, les poumons, la cage thoracique forment un appareil de résonance.


La glotte ne peut produire qu'un son inarticulé; le son glottique ne présente que des différences d'intensité, de hauteur et de timbre. L'intensité dépend de l'amplitude des vibrations des cordes vocales (rôle des poumons, des muscles expirateurs). La hauteur dépend de la fréquence des vibrations, donc de la tension des cordes; elle est d'autant plus élevée que la corde est plus contractée. L'étendue de la voix humaine est en moyenne de deux octaves. La voix de l'enfant est aiguë, en raison des petites dimensions de sa glotte. Elle change de caractère à la puberté. Le timbre de la voix est lié au mode selon lequel quelques-uns des sons harmoniques accessoires du son fondamental sont renforcés au niveau des cavités et lames vibrantes sus-glottiques (pharynx, bouche, fosses nasales).

Une belle voix peut être génétique, mais tient aussi à l'anatomie des cordes vocales: fines, elles donnent une voix plus tenue; petites, plus aiguë; épaisses, une voix plus solide; longues, de beaux graves. Et la taille des résonateurs a aussi son importance. mais avoir une belle voix, c'est savoir en jouer, utiliser ses différentes facettes avec souplesse pour être en phase avec ses émotions.

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VOYELLES ET CONSONNES

Les sons émis par la glotte sont modifiés selon les variations de forme de la cavité pharyngo-buccale et s'échappent librement soit par la bouche, soit par la bouche et le nez à la fois, constituant les voyelles. On classe les voyelles d'après la voie d'échappement du souffle (voyelles orales et voyelles nasales), d'après les modifications des diamètres transversal et longitudinal de la cavité pharyngo-buccale et d'après la position de la langue et des lèvres.

 Les cinq voyelles fondamentales du français (a, e, i, o, u) et la demi-voyelle (y) peuvent varier de timbre et de durée. L'ouverture de la bouche, la position de la langue par rapport au palais modifient le résonateur que forme la cavité buccale. On différencie les voyelles palatales (langue placée près du palais dur), dites aussi voyelles d'avant ou aiguës: i, é (ré), è (sel), a (patte); les voyelles vélaires (langue placée près du voile du palais), dites aussi voyelles d'arrière ou graves ; u, ô (pot), o (sort), â (pâte). Selon la durée, on distingue les longues (ê de fenêtre, â de pâte) et les brèves (é de ré, a de patte). Enfin toute voyelle peut être nasalisée, c'est à dire prononcée en faisant passer l'air également par les fosses nasales : cela se produit surtout lorsque la voyelle est suivi d'un n, d'un m et prend une résonance nasale (i dans vin, a dans van, o dans ton, u dans brun).

 Les consonnes sont des bruits de frottement ou d'explosion produits par le souffle lorsqu'il rencontre dans la cavité pharyngo-buccale des obstacles résultant de la fermeture ou du resserrement des organes. Une consonne est toujours associée à une voyelle. Les consonnes sont dites sonores ou sourdes selon que le souffle qui les produit fait ou non vibrer les cordes vocales : ainsi b est une sonore, p une sourde. Du point de vue du mode d'articulation, on distingue : les occlusives, prononcées de telle manière que le souffle, après arrêt complet s'échappe brusquement (p, t, k, b, d, g) et les fricatives, dans l'articulation desquelles le souffle produit un bruit de frottement par suite du rétrécissement du canal buccal (f, v, s, z, ch, j). Dans le cas des nasales (m, n) il y a occlusion buccale, mais le souffle s'échappe librement par le nez. Les vibrantes ou liquides (l, r) se rapprochent des fricatives. Les semi-voyelles ou semi-consonnes (par ex y dans Lyon) participent à la fois des voyelles et des consonnes. D'après le point de leur articulation, on distingue les labiales (lèvres, par exemple p, b), les dentales (par exemple t, d), les palatales (entre la langue et la partie inférieure du palais, par exemple ch, j) et les vélaires (entre la langue et le voile du palais, par exemple k, g).

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 DISCIPLINE
Travailler sa voix, c'est apprendre à la contrôler et s'en servir quotidiennement pour placer correctement sa mâchoire, avec un larynx sans pression, un diaphragme et des sphincters lâchés.

 Une même discipline : éviter fumée et alcool, respirer juste l'air nécessaire, pratiquer des techniques corporelles qui font travailler dans la globalité (stretching, yoga, taï-chi, etc), ne pas chanter dans un registre qui ne convient pas, fuir l"énurésie verbale", c'est à dire chanter ou parler pour ne rien dire. Et bien sûr, surveiller leur alimentation. Les alcools forts gonflants les tissus, mieux vaut un bon verre de vin. Éviter les boissons gazeuses, les aliments sucrés et lactés qui ont tendance à développer le mycélium épaississant les cordes vocales.
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ORIGINE DE LA MUSIQUE
Extraits de l'encyclopédie BORDAS

 HISTOIRE DE LA MUSIQUE
 Comme tous les autres arts, la musique tire son origine des cérémonies religieuses. Dans les rites primitifs, la musique est un moyen d'invocation des dieux, qu'elle met en communication avec les hommes. Elle est de forme incantatoire et ne vise nullement à satisfaire un besoin esthétique.

Techniquement, la musique occidentale ancienne est homophonique, c'est à dire que tous les chantres prononcent simultanément les mêmes mots sur les mêmes sons. Elle se codifie avec le chant grégorien, qui dérive, entre autres, de la tradition hébraïque de la synagogue. Liée à cette musique, l'écriture se développe; sous forme de neumes ou système d'accents, elle permet d'indiquer de façon plus précise la hauteur et la durée des sons. La portée se constituera ligne après ligne et les figures de notes, encore plus précises, se dégageront de l'écriture neumatique.

 La polyphonie ou contre-point (point contre point, note contre note), superposition de lignes mélodiques, ne se manifeste timidement et sous une forme rigide (quartes ou quintes parallèles) qu'à partir du 9ème siècle. La 1ère grande école polyphonique est celle de Notre-Dame de Paris, au début du 13ème siècle. Elle fait bientôt figure de vieille école et prend le nom d'Ars antiqua (Adam de la Halle), par opposition à l'Ars Nova, au 14ème siècle ( Machault ). Aux 15ème et 16ème siècles, la polyphonie atteint son apogée, surtout aux Pays-Bas avec Josquin des Prés et en Italie avec Palestrina.

 BAROQUE (De 1550 à 1750)
 Vers 1600, une nouvelle technique apparaît qui après avoir coexisté avec la polyphonie jusqu'à la fin du 18ème siècle, restera le trait caractéristique de la musique européenne : l'harmonie (plusieurs sons simultanés considérés verticalement ou accords). Une des parties, la mélodie, domine les autres, qui lui servent d'accompagnement. C'est à cette époque que s'affirme l'art instrumental. Bien que Bach compose encore des chefs d'œuvre polyphonique, l'écriture harmonique gagne du terrain.

CLASSICISME (De 1750 à 1820)
 En musique instrumentale, la forme sonate domine. Son développement au milieu du 18ème siècle, marque la transition entre le style baroque et le classicisme viennois. Haydn, Mozart et Beethoven lui donnent son expression la plus parfaite, en musique symphonique comme en musique de chambre.
 
ROMANTIQUE (De 1820 à 1890)
 La nouvelle technique s'associe à une attitude plus subjective qui, grâce à une plus grande liberté de formes, cherche à exprimer un état d'âme; c'est le début du romantisme, qui apparu avec Beethoven, s'affirme chez Schubert. Les romantiques, découvrent la musique populaire et remettent en valeur des formes anciennes tombées dans l'oubli (suite de danses, rhapsodies).

NATIONALISME (explosion vers 1850)
 Des styles nationaux s'élaborent. Ces tendances trouvent leur aboutissement chez Liszt et dans les opéras de Wagner, que caractérisent un subjectivisme accusé et une harmonie révolutionnaire.

 IMPRESSIONNISME
 La notion de tonalité perd sa suprématie vers la fin du 19ème siècle. Debussy crée l'impressionnisme musical. Schönberg, après avoir composé dans un style expressionniste audacieux, élabore d'après ses oeuvres, vers 1920, son système dodécaphonique, qui libère les douze tons chromatiques de la rigueur de la gamme tonale.

 ÉPOQUE MODERNE
 Au 20ème siècle, des emprunts extra-européens élargissent encore les moyens d'expression. Le jazz, qui tire son origine de la musique populaire des Noirs d'Amérique du Nord, suscite un nouvel intérêt pour un tempo rigide. La musique populaire européenne est une autre source de renouvellement, notamment chez Bartok, ainsi que la musique extrême-orientale qui inspire des rythmes très subtils à Messiaen.
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 LA NOTATION MUSICALE
 On entend par notation musicale un ensemble de signes conventionnels destinés à symboliser les sons et le rythme d'une oeuvre musicale. Chaque signe doit représenter la hauteur du son et sa durée, ainsi que les silences.

 Dans la Chine ancienne, la notation musicale la plus courante s'effectuait au moyen d'idéogrammes : ceux-ci étaient placés par colonnes descendantes et disposés de droite à gauche, et le point marquait la fin d'une phrase mélodique.

 La plupart des notations connues utilisent soit des signes alphabétiques (notation alphabétique des Grecs et des Romains, encore parfois utilisée aujourd'hui), soit des signes grammaticaux (accents ou neumes); de ces deux systèmes procède l'actuelle notation musicale. Pour des raisons de facilité de lecture, la notation alphabétique (le "la" est noté par le "A", le "si bémol" par le "B", etc.), encore en usage en Allemagne et dans les pays Anglo-saxons, fut remplacé dans la pratique par la notation par neumes ou neumatiques, dans laquelle des accents empruntés à la grammaire (accent aigu ou grave) indiquait l'élévation ou l'abaissement de la voix sur une syllabe.

 D'abord représentés par des d'accents sous forme droite ou cursive, les neumes prirent ensuite une forme carrée lorsque la plume d'oie remplaça dans la main des scribes le fin roseau taillé; de ces neumes carrés sont sortis nos notes modernes. Cette écriture attribuait aux signes de la notation carrée une durée conventionnelle, fondée sur le principe du rythme ternaire.

En occident c'est à Gui d'Arezzo, au 11ème siècle, que l'on doit le nom de nos notes.
Au 15ème siècle revient l'emploi des notes noires et des notes blanches, qui seront arrondies au 16ème siècle. L'usage du point et de la barre de mesure se fait aux 14ème et 16ème siècles.

 De nos jours, la notation musicale subit une évolution accélérée, du fait de la complexité croissante des rythmes et des genres musicaux nouveaux : musique électro-acoustique, électronique, etc. Il ne s'agit plus, désormais de notation musicale, mais de plans de travail à l'usage du compositeur et de l'interprète.

 Gui d'Arezzo
 Un moine musicien, Guido d'Arezzo (vers 990-1050) qui enseignait le plein-chant à l'abbaye bénédictine de Pomposa, est à l'origine de la notation que nous connaissons.
 A l'époque, les élèves-chantres apprenaient à chanter en imitant leurs maîtres, qui leur faisaient une démonstration pratique (méthode dite viva voce).
 Cette méthode de transmission orale, complétée par les signes mnémotechniques qu'étaient les neumes, garantissait la tradition.

 Guido d'Arezzo eut l'idée de la compléter par une notation musicale rigoureuse. Les sept notes de la gamme, qui se nommaient habituellement par des lettres (ce qui les rendait difficiles à chanter), furent désignées par des syllabes simples.
Guido d'Arezzo se servit à cet effet de l'hymne à Saint Jean-Baptiste :
Ut queant laxis
 Resonare fibris
 Mira gestorum
 Famuli tuorum
Solve polluti

 Labii reatum
Sancte Iohannes

Guido d'Arezzo exposa ses théories dans divers traités qui furent très souvent recopiés au Moyen Age; en particulier le Micrologus de Musica, dont on connaît au moins 75 manuscrits, sans compter les résumés (y compris le manuel en vers écrit par Guido d'Arezzo lui-même).

 Le UT fut remplacé par DO pour la première fois par G.M.Bononcini dans Musico prattico (1673).
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